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Les influenceurs virtuels, une nouvelle mode à surveiller

Animer un réseau social et fédérer une communauté est aujourd’hui considéré comme un métier à part entière. Véritables professionnels de la communication digitale, les influenceurs travaillent régulièrement avec les plus grandes maisons de mode et font partie des outils des stratégies de communication des plus grands groupes. Les influenceurs virtuels émergent et commencent à avoir du succès auprès du public. Qu’est-ce que c’est, et en quoi cette tendance doit-elle être surveillée par les marques ?

Influenceur virtuel : qu’est-ce que c’est ?

Depuis peu émergent des influenceurs virtuels. Il s’agit de personnages intégralement fictifs, issus de l’univers des jeux vidéo ou conçus spécifiquement pour représenter une marque. C’est au Japon que s’est développée la tendance, la première influenceuse virtuelle a été créée en 2007 pour représenter la marque Vocaloi (spécialisée dans les logiciels de synthèse vocale).

En 2016 le phénomène décolle littéralement avec Kizuna Ai, influenceuse virtuelle qui poste des vidéos sur YouTube. Elle fédère rapidement plus de deux millions d’abonnés et est aujourd’hui considérée comme la première YouTubeuse professionnelle fictive.

Un influenceur virtuel permet à la marque de mode qui crée le personnage de complètement maîtriser l’apparence physique de l’égérie. Ainsi, chaque maison peut donner vie à l’avatar qui incarne le mieux son image de marque. Le personnage fictif peut plus facilement s’adapter au message à faire passer et la firme ne risque à aucun moment d’être entachée par des actions ou des prises de position d’un influenceur.

Les maisons de mode s’emparent déjà de la tendance, comme Calvin Klein qui travaille avec l’influenceuse virtuelle Lil Miquela, qui a posé pour la campagne spéciale Gay Pride « I Speak My Truth #CalvinKlein  ».

Le partenariat entre mode et influenceurs virtuels a-t-il de l’avenir ?

La tendance des influenceurs virtuels est cependant à surveiller de près. Les professionnels ont des difficultés à savoir quelle opinion le public a de ces avatars. Les consommateurs et les clients fidèles d’une marque pourraient s’en détourner si l’usage d’un personnage fictif en 3D ne leur convenait pas.

Le risque est qu’une partie du public d’une maison de mode ne se reconnaisse pas dans le physique choisi pour incarner l’influenceur virtuel : sexe, couleur de peau, apparence, âge, etc. (ce qui peut aussi être le cas avec un influenceur réel). Si le recours aux influenceurs virtuels se multiplie, il n’en demeure pas moins rare et très coûteux. En effet, la création et le maintien d’un personnage fictif nécessitent un budget important.

Dorénavant, pour travailler dans le monde de la communication de mode, il faut donc être capable de gérer un avatar. À ce titre, il est primordial de suivre une formation pratique et complète qui comprend les enseignements du numérique et du digital appliqués au monde de la mode. C’est le cas des cursus de l’école Mod’Art, reconnus par les professionnels du secteur et bénéficiant de la modalité de l’apprentissage en alternance.

Les influenceurs virtuels sont en train de conquérir le monde de la mode. Il est trop tôt pour savoir comment cette tendance basculera, mais il est néanmoins nécessaire qu’une nouvelle génération de professionnels se forme à la gestion de ces avatars.