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La mode jetable est à l’origine de la dégradation de la condition de vie de certaines populations du globe. La fast fashion consiste à renouveler de manière ultra-rapide les collections vestimentaires des enseignes de prêt-à-porter. Ce modèle de production et de surconsommation est aussi responsable de graves atteintes à l’environnement. Comment en finir avec ce modèle économique ?

Lutter contre la mode jetable : adopter de nouveaux réflexes

 

La mode jetable consomme et relâche une quantité considérable de produits chimiques, utilisés pour la fabrication textile. L’utilisation et le gâchis d’eau potable, d’énergie, de pesticides et l’émission de gaz à effet de serre engendrés par ce modèle économique ne peuvent plus être soutenus, ni par la planète ni par les sociétés modernes.

 

Le recyclage est apparu à l’origine comme une solution viable. Il a permis de réutiliser un grand nombre de vêtements ou de matières premières : en les réemployant ou les transformant. Les adeptes de la mode l’ont même porté bien plus loin en pratiquant aujourd’hui l’upcycling, une forme de recyclage nouvelle génération qui offre au produit une seconde vie plus qualitative. Malheureusement, c’est un réflexe encore trop peu utilisé : sur les 2 millions de tonnes de vêtements données au recyclage en Europe (chiffres annuels), seuls 12 % sont véritablement remis en circulation ou réutilisés.

 

L’arrêt du commerce mondialisé est une autre solution viable. Les échanges commerciaux au niveau international sont responsables de dégradations environnementales définitives. L’extinction de nombreuses espèces animales et végétales (près d’1/3) est directement liée aux flux d’exportations vers les pays développés.

 

Adopter la slow fashion pour arrêter la mode jetable

 

Les marques de mode ont compris les enjeux économiques et environnementaux de leur secteur et s’adaptent rapidement à cette nouvelle donnée. Afin de lutter contre le gaspillage, elles cherchent à favoriser la production de vêtements robustes, conçus pour durer, en opposition totale au modèle de la mode jetable. Les maisons de couture cherchent aussi à créer des modèles de fabrication écoresponsables et éthiques. Pour cela, la production locale de matières premières est privilégiée et de nombreux contrôles sont effectués afin de s’assurer des bonnes conditions de travail des ouvriers.

 

Pour aller plus loin, certaines marques ont publiquement affiché leur refus de poursuivre les campagnes annuelles de soldes. Elles critiquent ainsi ouvertement un modèle consumériste basé sur la guerre des prix et les opérations promotionnelles.

 

En parallèle, les marques de la slow fashion adoptent des comportements aux antipodes de la mode jetable. Ainsi, elles revendiquent le out of stock, soit le respect de délais longs dans le cadre de la création et la production de leurs articles.

 

Les futurs professionnels du secteur réfléchissent activement à de nouveaux positionnements, afin de promouvoir la slow fashion et d’entériner le modèle de la mode jetable. À ce titre, les établissements d’enseignement spécialisé prennent eux aussi le virage d’une industrie responsable et sensibilisent leurs étudiants à de nouvelles manières de travailler. L’école Mod’Art incorpore  à ses cursus des stages en entreprise, permettant à ses étudiants d’apprendre au contact des professionnels et d’être immédiatement confrontés aux enjeux de leur secteur d’activité.

 

L’industrie textile a su apprendre des dérives de la mode jetable et met activement en place des dynamiques et des modes de production écoresponsables et éthiques.