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C’est une des conséquences des confinements répétés : les surstocks des maisons de mode. Les boutiques de vêtement ayant été privées de leur canal principal de vente (les consommateurs en boutique), les produits invendus se sont accumulés. Comment s’organisent les professionnels en magasin, les experts du retail, du stockage, du transport et de la distribution pour faire face à la situation ?

 

En quoi la situation des surstocks est-elle problématique ?

 

Privés de leur canal de distribution principal, les consommateurs en direct, les boutiques des marques de mode se sont retrouvées face à une quantité colossale d’invendus pour la saison 2020. Traditionnellement, ces surstocks sont intégrés au plan de vente des boutiques et conservés à hauteur de 3 à 5 % des revenus du magasin, afin de permettre de répondre à la demande des clients sur place.

 

L’État a mis en place une aide pour les entreprises afin de les aider à gérer les surstocks accumulés dans les espaces d’équipement de la personne. Elle vient compenser une partie des pertes dues à ces invendus et devrait être accessible à l’été 2021.

 

Les détaillants des marques ou les franchises travaillent déjà avec des entreprises spécialisées dans l’administration des stocks. Faute d’une seconde voie de sortie, les détaillants ont été rapidement noyés par le nombre d’arrivées. Les marques mettent donc aujourd’hui en place des plans techniques permettant d’envisager une seconde issue pour les stocks en cas d’urgence. La mise sur pied d’un fonctionnement alternatif, prenant en compte les réalités du marché d’aujourd’hui, s’avère cruciale.

 

Surstocks : une refonte du modèle de gestion des invendus

 

Ainsi, il faut que les professionnels de la mode créent une toute nouvelle stratégie de gestion des invendus, ce qui nécessite de reprendre et de remodeler la chaîne d’approvisionnement dans son intégralité.

 

En premier lieu, la valeur maximale des stocks invendus doit être réévaluée afin de modifier l’entière gestion des excédents. En cas de fermeture des canaux de vente habituels, les magasins de vêtements doivent ainsi pouvoir écouler leurs invendus via une autre route de sortie. Ces nouvelles pistes de revente se situeraient sur les marchés secondaires, moins impactés par la pandémie. Il s’agit des pays où la saison de la collection 2020 débute actuellement.

 

En parallèle, des organisations spécialisées interviennent à présent pour épauler les marques dans la gestion des excédents. Ces acteurs économiques visent à réinjecter ces invendus dans une économie circulaire : collecte de tissus, upcycling, etc. Leur action se conçoit donc sur le long terme.

 

À la recherche d’un nouveau mode de fonctionnement, les professionnels du secteur de la mode recrutent. S’orienter pour faire carrière comme directeur de boutique, responsable de réseau boutiques, ou chef de produit est un choix très judicieux. À ce titre, l’école Mod’Art International forme les professionnels de la mode et du luxe et son parcours Management de la Mode comprend des débouchés dans le retail, la gestion, l’organisation et l’administration des marques.

 

Le secteur de la mode et du luxe prenait déjà le virage de l’écologie. Le nombre colossal de produits invendus sur l’année 2020 a mis en exergue les abus de la mode jetable et du système de production de l’industrie textile. La gestion des excédents rejoint ce mouvement, en cherchant à valoriser une économie circulaire.